Parution : Janvier 2011
Pages : 507
ISBN : 978-2-7491-1864-2
Steve Berry nous emporte dans une nouvelle aventure de Cotton Malone. Encore une fois, celui-ci va devoir quitter brutalement sa librairie pour partir dans une croisade pour sauver le monde.
Ce livre mélange à la perfection histoire et temps présent. Durant cette trépidante chevauchée à travers le temps, Steve Berry nous donne une leçon d’histoire sur Napoléon. Bien entendu, il s’agit là d’un roman et tout n’est pas vérité dans les faits historiques cités au cours des pages. Certains sont de purs inventions ou empruntés à d’autres personnes ou événements historiques. Pour justement donner la bonne heure sur les faits réels, Steve a eu la très bonne idée (comme dans chacun de ses livres) de départager ses recherches historiques de la fiction dans un chapitre appelé « Note de l’auteur ».
L’histoire est captivante et n’offre que peu de repos au lecteur. Les intrigues principales du livre sont menées de front sans jamais nous perdre. Bien au contraire, avec une structure constituée de court chapitre, celles-ci pimentent et maintiennent l’intérêt du dévoreur de page. Car, il faut bien l’avouer, une fois ce livre en main, il devient difficile de le lâcher!
Les personnages ont une dimension humaine réaliste. On y retrouve ainsi Cotton avec son sens du devoir et de la justice, son ami, Henrik thorvaldsen, le financier qui a toujours deux coups d’avance sur tout le monde ainsi que de nouveaux venus tels Sam Collins et Meagan Morrison. La complexité des sentiments humains est bien mise en valeur en particulier à ce qui a trait à l’amitié et la vengeance. Bien sûr, il aurait pu y avoir plus de profondeur, plus de psychologie, mais je ne pense pas que ce soit le but du livre. Il est écrit pour nous faire vivre ce que ressentent les personnages, pour garder un rythme soutenu tout au long des pages et mener une intrigue d’une main de maître.
Je n’ai, à date, jamais été déçu par un livre de Steve Berry et celui-ci ne fait pas entorse à la règle. Je vous le recommande pour passer de bons moments.
Parution : Août 2011
Pages : 304
ISBN : 9782764805756
Dans ce livre enlevant nous pouvons suivre les aventures, et
parfois mésaventures, d’un trader
new-yorkais (Jeremy Novacek aussi Corbin) plus que désabusé de la vie. Celui-ci
est à bout de souffle. Alcool, tabac en quantité industrielle et sexe forment son
univers déprimant. C’est ainsi qu’elle nous est décrite dès les premiers
chapitres. Le lecteur la regarde au
travers de ses yeux, ressent ses émotions et ses idées. L’auteur nous a brossé
un tableau terne dans lequel vont venir se greffer quelques rayons de soleil.
Mais avant l’arrivée de ceux-ci, l’encre de chine noir
semble s’être décidée à s’écouler sur sa vie. C’est alors qu’entre en scène Jacky
une agente de la CIA au caractère forgé. Elle précéde de peu Eytan Morg, bien qu'il fasse irruption avant
mais de façon moins amicale, un tueur du Mossad qui sera qualifié de géant par
Jay. Commence dès lors leur périple. Il est mené d’une main de maitre à un rythme
effréné. À tel point qu'arrêter la lecture est difficile tant on y prend
plaisir.
La trame utilise des événements historiques de la Seconde Guerre
mondiale et les colles au monde actuel. Elle
jongle entre deux époques, le passé venant, comme des flashbacks, expliquer le
présent. Les antagonistes sont suffisamment développés pour qu’il soit possible
de les comprendre et de les apprécier. C’est un récit d’aventures qui
privilégie l’histoire et l’action au côté psychologique, mais sans pour autant
le négliger.
Une lecture très agréable qui se dévore, la fin arrivant
presque trop vite. Ce n’est pas le
premier livre écrit par David S. Khara mais pour ma part « Le Projet
Bleiberg » est le premier roman que je lis de cet écrivain. À n’en pas
douter, il a pris la bonne décision en se lançant dans l’écriture.
Je vous le conseille, il vous distraira et ne vous décevra pas!
Parution : septembre 2011
Pages : 336
ISBN : 978-2-7644-1294-7
Le livre commence par la découverte de deux cadavres au fond d’un puit dont un fût porté disparu en 1976. En fait, non, il commence par une réflexion de Chloé sur la façon d’apprendre à une famille la mort de l’un des leurs. Cela donne le ton au livre. En effet, nous ne suivons pas une banale enquête policière, mais plutôt la façon dont les mécanismes se mettent en place, volontairement ou pas, du côté de la jeune sergente-détective.
C’est une lecture captivante et rafraichissante qui maintient votre intérêt d’un bout à l’autre de l’histoire. Il est même particulièrement difficile de s’arrêter dans les 40 dernières pages, le dénouement approchant. L’écriture diffère de ce que l’on a l’habitude de voir. Je m’explique : les rapports de 1976 ont une typographie répliquant les machines à écrire de l’époque, les notes manuscrites sont des reproductions d’écritures. De ce fait, l’impression de lire les pièces du dossier est bien réelle et nous plonge un peu plus dans l’enquête au côté Chloé.
On y croise divers personnages tous plus ou moins étranges les uns que les autres. Certains ont des obsessions maladives, d’autres vivent dans l’ombre et ne désirent que s’effacer. Le livre aborde la disparition d’une personne chère et les séquelles que cela peut engendrer pour ses proches. Il illustre qu’au nom de la préservation de la mémoire ainsi que de l’espoir, il peut être facile de perdre sa vie, même si elle semble réussie en surface. Enfin, l’esprit qui règne dans les petits villages est très bien rendu et même palpable.
Bref, c’est une lecture que je vous recommande quel que soit votre âge, chacun y trouvera son compte.
Pourquoi est-ce si important? En quoi est-ce
révolutionnaire?
Une des raisons pour lesquelles les scientifiques du CNRS
ont attendu 6 mois avant de rendre publique leur découverte est, outre la vérification
et contre vérification des calculs et instruments, qu’elle implique une
invalidation du cadre théorique actuel.
Je vous rappelle qu’une théorie n’est valable tant et aussi
longtemps qu’il n’y a pas une expérience et une seule qui vient la contredire.
Hors la théorie qui prévaut de nos jours, et depuis sa
découverte en 1905, est celle de la relativité restreinte. En effet, Einstein a
rendu compte, grâce à sa théorie, de la déviation des positions apparentes des
étoiles par le soleil, ce que ne pouvait faire la mécanique newtonienne qui régnait
à cette époque. De ce fait, elle en a pris la place mais non sans avoir dû s’imposer
par de longs débats et toute une série de preuves expérimentales. Il y a encore
peu, elle fût mise en doute, pour ce qui est de la générale, par les sondes Voyager lorsque celles- ci ont
atteint l’héliosphère, mais elle a résisté.
Par contre, le fait que l’on ait trouvé des particules, des
neutrinos pour être exact, qui voyagent plus vite que la lumière de 6 km/s est
une véritable révolution qui vient invalider cette théorie. Cela ne veut pas
dire qu’elle n’est plus bonne, de même que l’on utilise toujours la physique
newtonienne à notre échelle, mais qu’elle va devoir être modifiée ou supplantée
par une autre pour rendre compte des effets que l’on vient d’observer.
Mais pourquoi cet excès de vitesse est si important? Et bien
simplement parce que dans la relativité restreinte la vitesse de la lumière est
une limite absolue.
II convient de faire la distinction entre une limite
théorique et une limite physique. Lors des débuts de l’aviation, le mur du son apparaissait comme une limite de
vitesse infranchissable, car la technologie de l’époque n’était pas en mesure
de s’y confronter. Mais après de nombreuses évolutions au niveau des réacteurs,
des matériaux et des structures elle fut dépassée le 14 octobre 1947 par Chuck
Yeager à bord du Bell-X1. C’était une limite physique.
Par contre, en ce qui concerne la vitesse de la lumière, la
limite est imposée par la théorie. Elle se présente en partie ainsi. Tout le monde
connait la fameuse équation E=mc², où E représente l’énergie, m la masse et c
la vitesse de la lumière. Cette équation anodine lie intimement les trois composantes fondamentales de la physique.
Mais son expression n’est pas complète, car à des vitesses proches ce celle de
la lumière, elle devient relativiste sous la forme de :
E = mc² /√(1-v²/c²)
où v est la vitesse de « l’objet » considéré. À notre échelle de
vitesse, le dénominateur voit v²/c² devenir négligeable, et l’on retrouve alors
l’équation bien connue.
Mais plus la vitesse de « l’objet » s’approche de celle de la
lumière, plus le dénominateur s’approche de zéro et, de ce fait, plus l’énergie
devient infinie. La célérité de la lumière apparait donc comme une limite
théorique. Cela signifie en d’autres termes que pour voyager à la
vitesse de la lumière il faudrait soit avoir une masse nulle, ce qui est le cas
des photons et celui supposé à ce jour du neutrino, soit avoir une énergie infinie,
ce qui est impossible par définition. Il n’existe rien qui puisse donner une
énergie infinie.
Ainsi, la célérité de la lumière est une limite théorique
infranchissable … qui vient d’être franchie de 6 petits km par seconde. Je vous
rappelle que la lumière voyage à environ 299 793 km/s! Bien que ce soit peu, c’est ÉNORME‼
Cela remet ainsi en cause l’intégralité de la relativité
restreinte à cette échelle! Après un siècle, elle vient d’être prise en défaut. Bien
sûr, il va y avoir d’autres analyses et expérimentations pour valider le tout,
mais c’est un événement extrêmement important en physique.
On voit, en ce moment, beaucoup de commentaires vis-à-vis des
tachyons. Je tiens à vous rappeler que ce sont des particules encore
hypothétiques qui ne peuvent, elles, se déplacer qu’à des vitesses supérieures
à celle de la lumière et dont leur masse n’est pas réelle (contrairement à la vôtre
lorsque vous vous pesez), mais imaginaire. Le terme imaginaire signifie que la
masse est multipliée par la racine carrée de -1. Elles font partie de la
théorie et sont théoriques.
Ainsi vous pouvez comprendre pourquoi ces 6
petits km/s sont si important et révolutionnaires.
Explication de l'expérience par le chercheur ayant fait la découverte.
Un meurtre violent s’est produit dans une banlieue de Stockholm. L’inspecteur Joona Linnafait alors appel à Erik Maria Bark, un psychiatre, dans le but d’hypnotiser le seul survivant.Forcé de rompre sa promesse ce dernier procède, à son corps défendant, et commence alorssa mésaventure. Entre chasse à l’homme, ou plus exactement à l’adolescent, et résolutiond’énigme, la vie d’Erik et Simone Bark se trouve chamboulée.
Le tout se passe sur une trame très tendu. Erik Maria Bark est surmené, drogué aux somnifèreset autres pilules, sans compter une ancienne infidélité qui refait surface. Il est alors parfoismaître de la situation mais souvent tributaire des ondes de chocs provoquées au tour de lui. Safemme, Simone Bark, se décompose et tente de se recréer tant bien que mal.On croise aussi de chemin d’un groupe de thérapie formé de gens plus ou moins abimés par la vie d’où semble venir la menace. Bien sur c’est un peu l’image consacré du psychothérapeutepratiquant l’hypnose afin aider ses patients à sortir de leurs torpeurs.
Le personnage d’Érik, bien qu’un peu cliché, est exploré en détails et on vit avec lui sesétats d’âme tant passés que présents. Par contre, il n’en va pas de même des personnagessecondaires : Simone Bark et Joona Linna. Seul Josef Eck, victime et bourreau, fait l’objet d’uneconstruction plus élaborée pour expliquer son comportement violent.
Quant à l’écriture, bien que déroutante au début, elle finit par vous habituer et vous captiver.C’est un livre qui mérite que l’on s’y attache afin de découvrir un autre style d’expression,d’autres mœurs, somme toute, une autre culture.
Nous sommes encore bien loin de Terminator ou deZ-6PO (C3-PO), mais plus proches de R2-D2 et HAL-9000 (2001 l’odyssée de l’espace). La NASA vient de placer dans la station spatiale un robot humanoïde Robonaut (R2B) alias R2. Produit d’une collaboration entre la NASA (Johnson Space Center in Houston, Texas) et GM, il a pour but d’aider les astronautes dans leurs missions.
Avec une dextérité exceptionnelle, voir incroyable, il va pouvoir aller là où les risques sont trop importants pour les humains que ce soit à cause des radiations des vents solaires ou des risques liés aux manipulations d’équipement ou de charges.
De plus, les combinaisons utilisées dans les sorties extravéhiculaires limitent les mouvements et les manipulations fines pouvant être réalisés, ce qui n’est pas le cas de R2.
Pour l’instant, R2 est semblable à R2-D2 puisqu’il est dépourvu de jambes. Mais bientôt, il ira rejoindre l’autre « droïde » de StarWars , ses jambes faisant partie d’un avenir proche. À cela s’ajoutera un "rover" lui permettant d’explorer la surface lunaire par exemple.
Un nouvel atout s’ajoute donc dans l’aventure spatiale et, à terme, fera aussi partie de l’exploration du système solaire.